Noëmi Waysfeld & Blik

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Noëmi Waysfeld & Blik

Localité

Paris 14ème Arrondissement
Ile-de-France (75)
France

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Description

A l'horizon de Noëmi Waysfeld et de son groupe Blik (« regard », en yiddish) : l'Est, les chants des sthtels, les mélodies poignantes des prisonniers sibériens. Mais s'ils transportent des images chargées d'émotion et d'histoire, pas question pour autant de tomber dans les clichés : le groupe construit et déconstruit les thèmes russes et yiddish, pour parler au coeur et à l'intelligence. Quitte à défriser les puristes, Noëmi Waysfeld & Blik fait souffler un vent juvénile sur les nouvelles musiques d’Europe de l’Est, quelque part entre les rondes mystiques de David Krakauer, le grain de folie iconoclaste de Yom et le chant théâtral d'Ella Fitzgerald.

Musiques

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Styles

Musiques du monde, Acoustique, Traditionnel
Styles secondaires : Jazz, Klezmer

Manageur International

International Stage Productions, Inc. (USA)
Contact: Juan R. Yriart
Telephone: +33 (0)1 703 310 6173
Fax: +33 (0)1 703 574 8110

Booking France

Accords Croisés
23 rue des Fontaines du Temple
75003 Paris, France
Tél : +33 (0)1 47 53 68 68
Fax : +33 (0)1 47 53 68 69

Distribution

L'Autre Distribution
9 rue Lavoisier - F - 37270 - Montlouis-sur-Loire
+ 33 (0)2 47 50 79 79
+ 33 (0)2 47 50 79 80

Label

AWZ Records

Kalyma : 1er Album (2012)

Invités :
Sonia Wieder Atherton - Violoncelle
David Krakauer - Clarinette

Noëmi Waysfeld & Blik sont des irréductibles. Comprendre : ils ne peuvent se réduire à un seul genre. Déjà, ils ont choisi de ne pas choisir, se réapproprier les chants traditionnels yiddish et ressusciter les complaintes des prisonniers Sibériens, ils feront les deux. Les premiers se sont imposés comme une évidence. S'intéressant très tôt à la culture yiddish, Noëmi Waysfeld voulait redonner leur lustre à ces « tubes », « Unter dayne vayse shtern » complainte pleine d'espoir écrite dans le ghetto de Varsovie, « Bobenyu », qui célèbre le shabbat, ou « Shnirele Perele ». On retrouve six de ces morceaux sur Kalyma, brillamment réarrangés et revisités avec charme et intelligence.

Les chants des prisonniers sibériens méritent qu'on s'y attarde un peu plus en longueur. C'est Noëmi qui aura fait découvrir au groupe l'incroyable histoire de cette sorte de « blues du goulag » né dans les confins peu riants de l'ex URSS. Elle aura emmené Antoine, Florent et Thierry, de sa voix de conteuse, sur les pas de Dina Vierny, l'une des rares privilégiées « de l'Ouest » à avoir été en contact direct avec les premiers rescapés, des prisonniers de droit commun rentrés de Sibérie pendant la période d'ouverture, sous Khroutchev. A Moscou, Dina Vierny, celle qu'on appelle la « muse de Maillol » entend ces chants emplis d'une terrible rage rentrée. Les apprend par coeur, pour que le monde sache-il eût été difficile de faire passer de quelconques enregistrements à la douane. Rentrée à Paris, elle pose sur bande ces morceaux-témoignages en une grande soirée, avec ses amis poètes russes déchus. Au passage, elle rajoute quelques arrangements légers, une guitare, une contrebasse, à ces voix nues.

C'est cet enregistrement, sorti sur vinyle en 1975 et présent dans la discothèque familiale, que va faire découvrir Noëmi à ses camarades, immédiatement conquis. Désormais, c'est sur scène qu'elle présente ces textes oubliés aux spectateurs, des textes de révolte à l'argot russe si poétique.

Le groupe, lui, s'approprie ces cris de révolte et d'espoirs (parce que le sourire reprend toujours le dessus) avec une formidable boulimie d'aventure, utilisant les idées musicales d'aujourd'hui pour les faire siens. Alors oui, ils décontenancent les gardiens du temple, qui leur reprochent leur prise de liberté ? ils étonnent les jazzmen, parfois réticents à l'idée de toucher à des chants traditionnels ? Peu importe: leur approche moderne de ces trésors plus ou moins oubliés parle au coeur et à l'intelligence, et donc, au plus grand nombre. Preuve qu'ils sont sur la bonne voie, leur démarche, à la fois cultivée et accessible, respectueuse et innovante, a été approuvée par les meilleurs « libertaires » du klezmer : l'excellent David Krakauer et la violoncelliste Sonia Atherton, guests de choix sur l'album. Au musée Maillol, les dépositaires de l'héritage de Dina Vierny approuvent d'ailleurs de voir ces chants remis au goût du jour. D'ailleurs, dans le champ immense des nouvelles musiques juives, la paire ne compte pas s'arrêter à leurs premiers labours : ils développent déjà un projet parallèle où leurs sons sans frontières s'emboutiront sur des beats électros.
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Mur

Janin, Guillaume : wahou.... je n'ai pas pour habitude de m'enthousiasmer en écoutant un groupe mais là, je suis scotché, transporté. Un chant "envoutant", une rythmique solide. Le seul regret, serait de ne pas pouvoir pour le moment venir vous écouter en live. Franchement bravo. Si d'aventure vous vous trouver de passage à Lyon, vous aurez au moins un spectateur.
Publié le 18 avril 2010 à 0h03
Noëmi Waysfeld : Salut! merci pour ton gentil mot! Oui on va essayer de se programmer à Lyon , il y a notamment un festival de musique juive qui a lieu en novembre, j'aimerai qu'on y soit! Au plaisir alors!
le 21 avril 2010 à 23h02
Guillaume Janin : avec plaisir de tout façon Antoine me tiendra certainement au courant
le 21 mai 2010 à 0h40
Visiteur Mupiz ! :
le 10 aout 2010 à 18h22
Guillaume Janin : hello alors ce concert d'hier soir?
le 22 novembre 2010 à 13h01
Jef : La classe ce concert au New Morning !
Magnifique musique, bravo !
le 7 mai 2011 à 9h32